Quand la vie nous appelle à faire l’amour avec elle

Comment pouvons-nous avoir la certitude qu’une réalité est réelle ?

Et si l’observateur avait un impact sur ce qu’il observe ?

Non seulement nos sens peuvent nous tromper mais nous percevons et regardons le monde au travers de tout un tas de prismes. Et notre vérité du moment n’est pas forcément la même, un an, un mois, une semaine, un jour, une heure ou même une minute après.

Tout change, tout est en perpétuel mouvement.

Nos expériences sont notre enseignement.

Soyons indulgents envers nous-même et les autres car nous pouvons être amenés à expérimenter ce que nous avons au préalable jugé. Notre vérité n’est peut-être pas plus vraie que celle d’une autre personne. En acceptant et en accueillant la vérité de l’autre, nous nous laissons une chance de rentrer dans son monde. N’ayons pas peur de nous perdre dans le monde de l’autre car même si cela arrive, ça va nous enseigner et nous montrer peut-être d’autres parties de nous-même. C’est grâce à l’autre que nous nous découvrons. Alors acceptons de nous mettre à nu, de nous découvrir. Plongeons sans demi-mesure en l’autre. Dans l’autre nous pouvons nous reconnaître et naitre. Nous pouvons nous dévoiler et nous regarder dans l’autre sans crainte. Accueillons cette vulnérabilité en nous et en l’autre et autorisons-nous à aller au bout de nos expériences. Autorisons-nous à nous laisser pénétrer par la vie. Autorisons-nous à vivre pleinement nos états, nos émotions. Autorisons-nous à laisser vivre chacune de nos facettes. Autorisons-nous à être et vivre qui nous sommes vraiment, dans notre totalité. Nous sommes la lumière mais nous sommes aussi l’ombre. Si nous refusons l’une d’entre elles, nous allons certainement le voir chez l’autre et nous allons devoir l’expérimenter d’une façon ou d’une autre.

Et même si nous nous autorisons à vivre pleinement qui nous sommes, la vie va venir nous ébranler, elle va venir remettre en question nos croyances, nos valeurs… Elle va nous mettre à genoux, nous faire plier, nous montrer que nous ne sommes rien et tout à la fois. Elle va nous montrer notre petitesse et notre grandeur, notre fragilité et notre puissance…

Oui, la vie n’est pas toujours tendre et facile mais elle est belle, oui la vie est parfois dure mais elle est belle, oui la vie est parfois très dure mais elle est belle. Si nous jugeons en permanence ce qui nous arrive, nous mettons toutes les chances de notre côté pour souffrir. Et si nous accueillons tout ce qui nous arrive, nous mettons toutes les chances de notre côté pour jouir de notre vie. Accueillir sans subir pour grandir.

Tout est relié, le matériel et l’immatériel. Les deux s’enlacent pour ne former plus qu’un. Embrassons et aimons l’un et l’autre. Faisons l’amour avec la vie et enlaçons là à notre tour pour ne faire plus qu’un avec elle. Nous sommes le tout dans le tout. Le cosmos contient à la fois la main qui tient et celle qui est tenue, il est à la fois l’observateur et l’observé.

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Caroline Poudevigne

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